Je conçois le BDSM comme un mode de vie, une philosophie, un monde parallèle, une vocation. Ce n'est à mes yeux ni une fantaisie sexuelle, ni une déviance, ni un jeu. Je prends donc très au sérieux cet univers pour lequel j'ai tout donné.

Le BDSM est avant tout un développement de l'esprit. Car il faut de l'esprit pour comprendre son infériorité, pour travailler sa servitude, pour respecter, admirer et satisfaire pleinement la Femme supérieure.

Le travail du physique n'est donc qu'un déclencheur du travail de l'esprit. Travailler le corps fait avancer l'esprit et le libère de ses derniers tabous.

A mes yeux, seul le temps et la rigueur font d'un soumis un bon serviteur. Je ne reçois donc jamais de soumis à la légère. Même si mes séances sont redevables d'une offrande, je ne suis pas prestataire de services. Satisfaire les pulsions de n'importe qui ne m'intéresse pas. Seules mes envies comptent.

Le soumis doit donc apprendre la patience et la dévotion afin de me combler. Seul le temps est garant d'une bonne servitude.
 

 
Quelques règles personnelles :

Je ne fais pas de rencontres faciles et rapides. Me rencontrer est un honneur, un aboutissement. C'est pour cela que je domine chaque individu à distance durant un laps de temps afin de savoir s'il est utile de persévérer.

Je ne me réclame d'aucune école ou philosophie SM particulière. Je possède, on le voit, ma propre conception de ce monde et ne me fie qu'à mes propres valeurs. Je n'aime guère les puristes du SM et tous ceux qui prétendent savoir ce que ce monde doit être. Chaque Maîtresse possède sa propre vision.

Je suis totalement vénale, toutes mes dominations sont sujettes à un impôt. Je considère que l'offrande est un excellent moyen de cerner l'implication d'un soumis et de mesurer sa faculté à assumer les contraintes. Les traqueurs de gratuité qui veulent se goinfrer sans faire d'efforts peuvent donc passer leur route.

La contrainte, justement, est la base de toute soumission. Nombre de soumis s'imaginent que jouir dans la souffrance c'est accepter la contrainte. En vérité, l'accepter signifie traverser des épreuves difficiles, et oublier le principe même de la jouissance.


Ma hiérarchie de l'esclavage :

Individu déviant > Soumis apprenti > Serviteur > Esclave

Ceci est une échelle de temps. Un individu peut rester "déviant", c'est à dire obnubilé par des pulsions stériles, durant de longues années. Avec moi, il apprend à servir mes envies, et non les siennes. Cette période d'éducation peut durer de six mois à un an. A force de travail et de persévérance il atteint peut être le statut de "serviteur".

Le serviteur est encore un déviant, mais un déviant totalement dévoué. Il a encore le droit et la capacité à penser par lui même, mais toutes ses pensées me sont dédiées.

Seuls quelques uns peuvent atteindre le palier suivant : l'esclavage, forme la plus aboutie et la plus absolue de l'implication d'un individu dans la vie de sa Maîtresse.

L'esclave ne pense plus, il exécute. Son humanité est annihilée. Il ne possède ni envies ni pulsions ni amour propre ni dignité. Il n'attend rien en retour. Jouir lui importe peu. Sa vie ne devient plus qu'une longue exploitation par sa Maîtresse. Long est le chemin avant d'arriver à cette extraordinaire étape...
     
 
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